FICHE THÉMATIQUE

L'architecture et le paysage

L’architecture est un artisan de la construction du paysage tout autant que les éléments naturels. Elle est aussi le reflet de l’adaptation de l’Homme à son lieu de vie, exploitant les ressources offertes par le paysage ou bravant ses contraintes.

Un paysage peuplé d’architectures variées 

Il n’existe pas un modèle d’architecture emblématique du Pays Voironnais, mais plutôt de multiples typologies.

Les bâtiments se distinguent selon de nombreux critères de forme (volume, hauteur, plan, composition de façade, ouvertures, décors, couverture…), qui sont souvent caractéristiques de leur période de construction et de leur usage (habitat, bâtiment agricole, école, gare…). Ils composent dans leur diversité le puzzle des paysages, bien que certains lieux concentrent un exemple d’architecture dominant ou inédit, comme par exemple les maisons de villégiature autour du lac de Paladru ou encore les bâtiments industriels le long des cours d’eaux qui leurs offraient jadis leur énergie.

L’architecture s’intéresse au bâtiment, mais aussi à la façon dont il interagit avec son environnement. Les constructions traditionnelles répondent ainsi souvent à des règles : concentration des villages,  installation au bord de voie de communication,  éviter les terrains pentus ou humides, chercher une exposition favorable… Ces normes permettent d’améliorer les conditions de vie mais aussi d’utiliser l’espace avec modération, notamment pour préserver des zones agricoles ou naturelles, et donc de composer des paysages équilibrés.

 

Le pisé, un mode de construction très répandu 

S’il n’existe pas un modèle d’architecture unique, les paysages du territoire sont en revanche fortement marqués par la palette de jaunes-orangés des nombreuses architectures en terre.

Abondant et de bonne qualité, ce matériau de construction est beaucoup utilisé sur le territoire  jusqu’au début du 20 e siècle grâce à la technique du pisé. Il ne s’agit pas seulement de granges ou de maisons, mais aussi d’immeubles à étage, d’écoles et même d’églises où la terre est parfois rendue invisible par l’application d’un enduit en façade.

Pour construire un bâtiment en pisé, on commence par établir un soubassement en galets. Des banches sont installées par-dessus puis remplies de terre. On dame ensuite la terre avec un pisoir jusqu’à obtenir une couche solide et compacte d’environ 60 cm. Lorsqu’elle est sèche, on démonte les banches pour recommencer le processus par-dessus jusqu’à obtenir la hauteur de mur souhaitée.

 Ce type d’architecture n’est plus présent sur les contreforts de la Chartreuse, où c’est cette fois la pierre calcaire, matériau disponible sur place, qui domine.

 

 

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C’est le nombre de bâtiments construits en pisé (tout ou en partie) recensés sur le territoire en 2015.

 

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Bâtiments construits en pisé (tout ou en partie)

Une harmonie entre paysage et architecture menacée

Traditionnellement, l’architecture s’adapte au paysage où elle s’insère (utilisation de matériaux de construction locaux, profils adaptés aux conditions climatiques…). Aujourd’hui, de nombreux bâtiments sont faits à partir de modèles standards qui ne se préoccupent plus de leur environnement.

Il faut donc rester vigilant pour que les nouvelles constructions soient bien intégrées mais aussi pour que les paysages du Pays Voironnais gardent une identité et ne se confondent pas demain avec ceux d’ailleurs.

 

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Sources

  • Dora Studer, Clés de lecture et enjeux de l’architecture de terre en Pays Voironnais, 2016

    Mémoire d’études, ENSAG
  • Schéma de secteur du Pays Voironnais (2015)

    Document d’urbanisme
  • Service d’information géographique du Pays Voironnais

    Outil cartographique