FICHE THÉMATIQUE

L'eau et le paysage

Le paysage est d’abord composé par ses éléments naturels : relief et hydrographie, qui sont regroupés sous le terme de « topographie » par les géographes. Ils sont des repères indispensables pour comprendre les paysages du Pays Voironnais, généreusement alimenté en eau.

Un réseau hydrographique dense

En surface,  4 rivières principales parcourent le territoire : la Morge, la Fure et l’Ainan creusent leur lit dans des vallées étroites, alors que l’Isère se déploie plus largement sur la plaine située au sud. Près de 70 autres plus petits cours d’eau naturels ou aménagés irriguent les paysages.

Le Pays Voironnais a la particularité d’être divisé en 2 bassins hydrographiques : de nombreux ruisseaux et rivières alimentent l’Isère toute proche, alors que certains, situés plutôt au Nord, finiront leur course plus haut dans le Rhône.

Le paysage est aussi marqué par des retenues d’eau et des zones humides d’origine diverse : le lac de Paladru (cinquième plus grand lac naturel de France) et de nombreux marais sont nés de la fonte des glaciers,  alors que l’Homme a quant à lui creusé plusieurs étangs.

Moins connus puisque invisibles, il existe aussi des masses d’eau souterraines qui participent à l’alimentation en eau du territoire.

 

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Légende

Réseau hydrographique

Les zones humides, réservoirs de biodiversité à préserver

    • marais, marécages, étangs, tourbières, champs inondables..
Trajet des principaux cours d’eau du Pays Voironnais
 

Source

Longueur

Sens d’écoulement

Communes traversées

Déversement

Morge

marais de Saint-Aupre27,2 kmvers le SudSaint-Aupre, Saint-Étienne-de-Crossey, Coublevie, Voiron, Saint-Jean-de-Moirans, Moirans, Vourey, Tullins, Saint-Quentin-sur-IsèreIsère

Fure

lac de Paladru25,3 kmvers le SudCharavines, Apprieu, Saint-Blaise-du-Buis, Réaumont, Rives, Renage, Tullins

Morge puis
Isère

Ainan

marais de Chirens

18,3 km

vers le NordChirens, Massieu,  Saint-Geoire-en-Valdaine, Saint-Bueil, Voissant, Saint-Albin-de-VaulserreGuiers puis
Rhône

Isère

glacier des sources de l’Isère286 kmvers l’Ouest113 communes depuis Val d’Isère (Savoie) jusqu’à La Roche-de-Glun (Drôme), dont  Voreppe, Moirans, Vourey, Tullins

Rhône

 

L’eau, ouvrière du paysage indispensable à la présence humaine

L’eau, comme les autres éléments naturels, structure la toile de fond du paysage et constitue une ressource ou une contrainte pour l’occupation humaine.

Elle est d’abord un artisan de la construction millénaire des paysages du territoire, avec notamment les mouvements des glaciers qui creusent les vallées et laissent place à des cours et retenues d’eau. Au fil des rivières, elle est aussi le lien qui rassemble plusieurs communes dans un cadre paysager commun. Ainsi, la vallée de l’Ainan se déploie dans une grande unité de Chirens à Voissant, et se distingue d’un autre type de paysage dessiné par la courbe de l’Isère plus au Sud par exemple.

L’eau est également un élément déterminant pour l’installation de l’Homme dans un paysage. Elle peut y faire obstacle : les zones humides, peu propices à la construction de bâtiments et d’infrastructures, restent ainsi des zones nues encore aujourd’hui comme par exemple la tourbière de l’étang Dauphin à Saint-Etienne-de-Crossey. Mais c’est aussi la proximité de l’eau qui encourage l’Homme du néolithique à s’implanter au bord du lac de Paladru, ou qui fournit l’énergie précieuse qui incite les usines à s’installer dans les gorges étroites de la Morge au 19e siècle.

 

L’eau, une richesse à préserver

L’eau participe à la diversité des paysages du Pays Voironnais mais elle est une ressource fragile.

On veille notamment à la préserver des pollutions d’origine chimique (nitrates ou pesticides causés par l’agriculture intensive, eaux usées rejetées par les habitations…), mais aussi des pollutions « naturelles » (prolifération d’algues parfois causée  par la chaleur...).

Pour l’équilibre des paysages, il faut également lutter contre l’aménagement trop prononcé des rivières : promenades goudronnées, urbanisation de proximité, aménagements touristiques… Cette artificialisation masque la présence de l’eau dans le paysage, détruit les milieux naturels et augmente même parfois les risques d’inondation puisqu’elle fait barrière au cycle naturel de l’eau.

 

 

 

Ripisylve :
C’est la végétation qui borde les cours d’eau et autres milieux aquatiques. Elle protège les berges de l’érosion, filtre les polluants, abrite de nombreuses espèces animales et végétales,  brise les vents et les courants trop forts, protège l’eau d’un fort ensoleillement et d’une trop forte augmentation de température... Il est donc indispensable de la conserver.

Sources